Selon ECLORE, un outil d’analyse et de prospective à 2050 de l’Institut négaWatt codéveloppé avec une dizaine de collectivités pilotes sur 4 territoires, rénover performant mobilisera 620 000 emplois non délocalisables dans la filière bâtiment en France métropolitaine, d’ici 2050. Il faudra notamment créer des ventilistes (63 000 emplois en 2035) et des accompagnateurs de la rénovation (33 000 nécessaires, 3 000 répertoriés en 2024), ce qui suppose un soutien fort des pouvoirs publics… Il faudra également des façadiers pour massifier l’isolation par l’extérieur (185 000), des menuisiers, plâtrier-plaquistes (isolation intérieure), des chauffagistes, étancheurs air et eau et architectes.
Plus d’un million de chantiers de rénovation performante doivent être conduits chaque année, entre 2033 et 2050, ce qui suppose de multiplier par 10 le rythme actuel, et ce qui nécessite à terme 620 000 emplois répartis sur une trentaine de métiers du bâtiment. D’autre part, d’ici 2030, environ 478 000 salariés du BTP devraient partir en retraite.
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