Le premier Baromètre des matériaux de construction biosourcés, réalisé par l’Association des Industriels de la Construction Biosourcée (AICB), révèle une croissance soutenue du secteur : Depuis 2016, c’est +95 % en volume (de 14,5 à 28,2 millions de m² mis en œuvre) et + 55 % en valeur (59,1 à 91,6 millions d’euros de chiffre d’affaires).
Cette croissance soutenue profite à toutes les familles de produits : les panneaux rigides (+ 268 %) et semi-rigides (+ 282 %) sont de plus en plus utilisés pour l’isolation verticale, tandis que les bétons biosourcés (+ 168 %) se développent beaucoup dans la fabrication de murs extérieurs, notamment en construction hors-site. Les isolants vrac, quant à eux, maintiennent une croissance continue (+ 20 %). L’industrie prévoit de nouveaux investissements à hauteur de 80 millions d’euros dans les cinq prochaines années, dans le but d’augmenter davantage la capacité de la filière. L’objectif est de répondre aux enjeux de la stratégie nationale bas-carbone d’ici 2050.
28 millions de m² de produits biosourcés ont été mis en œuvre, soit une part de marché de 11 % sur un marché global de l’isolation en baisse qui compte 260 millions de m² annuels. Issus de bioressources renouvelables naturellement (bois, chanvre, lin, herbe, paille, papier recyclé, textile recyclé, etc.), les matériaux biosourcés sont une alternative durable aux matériaux de construction traditionnels. La capacité de production annuelle actuelle (60 millions de m²) des biosourcés n’utilise que 2 % du gisement de bioressources disponibles en France, préservant ainsi les ressources naturelles tout en limitant l’empreinte carbone du secteur et en favorisant un modèle de construction plus circulaire et respectueux de l’environnement. En moyenne, 1 kg de matériau biosourcé stocke l’équivalent de 1,5 kg de CO2. L’industrie prévoit d’ailleurs de nouveaux investissements à hauteur de 80 millions d’euros dans les cinq prochaines années, dans le but d’augmenter davantage la capacité de la filière. L’objectif est de répondre aux enjeux de la stratégie nationale bas-carbone d’ici 2050 (décarbonation des bâtiments, ressources naturelles, stockage carbone, confort d’été). Une contribution essentielle aux objectifs de la RE2020 et de la loi Climat et Résilience, qui imposera, dès 2030, l’utilisation de matériaux biosourcés ou bas-carbone dans au moins 25 % des rénovations lourdes et des constructions publiques.




