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Choisir une chaudière bois

Les chaudières automatiques

Photo : Ökofen

Les chaudières automatiques à bois apportent aujourd’hui le même confort et la même autonomie que les chaudières à énergie fossile. Type de combustible, dimensionnement, entretien… voici les points essentiels pour bien choisir.

"La régulation est un paramètre de confort important, car la chaudière doit pouvoir répondre
rapidement à vos
demandes et le plus finement possible"

Plaquettes ou granulés ?

Si vous êtes en zone rurale, le bois déchiqueté ou plaquette s’impose, surtout s’il y a un grand volume à chauffer. C’est le moins cher des combustibles pour chaudières automatiques. De plus en plus de livreurs s’équipent de camion souffleur de plaquettes. Comme pour le granulé, la plaquette est alors directement soufflée dans le silo et il n’y a plus de manutention. Si ce n’est pas le cas, il faudra un passage de 4 m pour l’accès des camions et, si la livraison ne se fait pas en grappin par le toit du silo, il faudra un tracteur ou un système automatisé pour charger la plaquette dans votre silo une fois le camion vidé. Dernière contrainte, il faudra un silo plus important que pour le granulé, la puissance calorifique de la plaquette étant inférieure (ou alors faire plusieurs livraisons à l’année). La chaufferie (chaudière et silo) peut être éloignée de la maison et raccordée par des liaisons enterrées. Les tubes sont aujourd’hui conçus pour ne perdre qu’un degré tous les 100 m.

Les chaudières à plaquettes

Les chaudières automatiques à plaquettes ont des rendements de 70 à 94 %. Leur puissance va de 20 kW à plusieurs mégawatts, leur autonomie varie de 1 jour à plusieurs mois. Elles sont alimentées par du bois déchiqueté et/ou de la sciure. L’investissement total est compris entre 20 000 € et 30 000 € pour les chaudières individuelles, hors subventions et crédit d’impôt.

Photo : La T4 de Fröling brûle efficacement le bois déchiqueté comme les granulés.  

Les chaudières à granulés

Ces chaudières ont un rendement encore meilleur, de 80 à 97 %. Plus compactes, elles sont plus faciles à intégrer dans l’existant et peuvent être éloignées du silo jusqu’à 15 m (alimentation par aspiration). Leur puissance oscille entre 3,9 kW et plusieurs mégawatts. Le coût de l’investissement total est compris entre 15 000 et 20 000 €, hors subventions et crédit d’impôt. On trouve depuis peu des petites chaudières adaptées aux maisons performantes à faibles besoins. Des chaudières à condensation à granulés commencent à apparaître sur le marché. Cette technologie permet de gagner encore 2 à 3 % de rendement.

Fonctionnement

La chaudière puise automatiquement le combustible dans le silo par aspiration ou vis sans fin et remplit sa trémie. Une vis sans fin alimente ensuite le foyer en fonction des besoins. Une fois réglée, elle fonctionne aussi simplement qu’une chaudière fioul. Elle régule son allure, s’arrête et redémarre automatiquement sans l’intervention de l’utilisateur, qui n’aura qu’à remplir régulièrement le silo.

Régulation

La plupart des chaudières sont pourvues d’une régulation avec sonde lambda ou équivalent. Cette modularité intégrée favorise la marche au ralenti qui, comme pour les poêles à granulés, n’est pas préjudiciable pour une chaudière automatique. La sonde participe aussi au contrôle du niveau de combustion pour limiter les pollutions. Elle évite théoriquement le recours au ballon tampon, même si certains fabricants recommandent la pose en hydro-accumulation.

Le ballon permet d’amortir les courbes de températures et d’éviter la succession d’allumages et d’arrêts, qui sont les phases les plus polluantes et au rendement le moins bon. En revanche, il multiplie les déperditions thermiques et alourdit le budget. Notons que le ballon tampon est plus intéressant s’il y a production d’eau chaude sanitaire intégrée (ballon double emploi).

Puissance

Il faudra déterminer la puissance nécessaire en fonction des besoins de votre maison. Si votre chaudière est équipée d’une régulation, elle s’adaptera sans problème à votre demande, sous réserve de ne pas avoir été sous-dimensionnée. Si elle ne l’est pas, il faudra viser au plus près de vos besoins. Votre installateur calculera la puissance nécessaire en fonction du volume à chauffer, du degré d’isolation, de l’occupation de la maison et des éventuelles autres sources de chaleur. Pour une maison de 100 m², moyennement isolée, une puissance de 8 à 10 kW est généralement suffisante. Si vous envisagez d’agrandir la maison plus tard, il faudra l’anticiper. 

Entretien

Du fait du très grand rendement de combustion de ces chaudières, le décendrage du foyer n’est qu’une formalité. S’il est automatisé, il suffira de vider le cendrier une fois par semaine ou par mois selon les chaudières.

Comme pour toute chaudière, prévoir une visite annuelle de votre chauffagiste dans le cadre d’un contrat de maintenance. Ces merveilles de technologies sont parfois délicates à régler au départ. Assurez-vous de la disponibilité (au moins au téléphone) et du suivi de votre installateur. La majorité des interventions après vente sont liées à un problème de qualité du combustible ou de sa livraison.

Comparer les prix...

Attention, lorsque vous étudierez les prix, de comparer ce qui est comparable, certains fabricants (autrichiens notamment) n’incluant pas dans le prix de la chaudière, la régulation et le système d’extraction.

Vous êtes équipé d’un plancher chauffant ? Assurez-vous que votre chaudière est capable de produire de la basse température. Si ce n’est pas le cas, il faut un système 3 voies thermostatiques qui recycle l’eau sortant de la chaudière à 70 °C vers le retour froid (60 °C minimum) pour éviter la condensation (point de rosée).

 

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