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Les 10 piliers du bioclimatisme
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Les 10 piliers du bioclimatisme

Les 10 piliers du bioclimatisme

La conception bioclimatique est une manière raisonnée de penser une maison en adéquation avec son terrain et le climat local. Une démarche architecturale incontournable, dont l’objectif est une intégration idéale de la maison dans son environnement de sorte à en tirer un profit maximal.

1/ Prospection : choisir le terrain

Au cours de cette première étape, deux facteurs méritent toute votre attention : le soleil et les vents. Le mieux est de choisir un terrain qui saura à la fois profiter du soleil (dégagé au sud) et protéger la maison des vents dominants (le plus souvent à l’ouest et au nord). Notez qu’il est tout à fait possible de corriger un terrain en plantant des arbres et des haies, ajoutant des reliefs protecteurs... autant d’idées à exploiter.

2/ Conception : jouer la carte de la compacité

La forme et plus encore la compacité sont des notions essentielles dans une démarche d’architecture bioclimatique. Aussi, plus la maison est compacte, moins elle offre de surfaces déperditives. Le coefficient de forme permet ainsi de mettre en rapport les surfaces déperditives et le volume habitable. Plus ce coefficient est faible, plus la maison est compacte. Il faut ensuite trouver le bon équilibre avec la nécessité d’une façade suffisamment ouverte au sud.

3/ Orientation : bénéficier de la chaleur solaire

Dans une maison bioclimatique, il faut savoir profiter du soleil ! En orientant la maison vers le sud et en ajoutant d’amples baies vitrées sur cette façade, on peut bénéficier d’un maximum d’apports solaires passifs, qui permettront de diminuer les factures de chauffage en hiver.

4/ Protection : maîtriser le soleil d’été

La démarche bioclimatique incite à se protéger des rayons en dehors de la saison froide afin d’éviter toute surchauffe. Ainsi, des débords de toitures peuvent être ajoutés (dimensionnés pour faire obstacle aux rayons d’été et laisser passer le soleil d’hiver, plus bas dans le ciel). Autre outil de protection : les bardages à claires-voies dont l’orientation des lames permet une sélection entre rayons d’hiver et rayons d’été.

Ces protections sont encore plus nécessaires dans les régions du sud où elles sont en général dimensionnées pour protéger également du soleil d’intersaisons.

5/ Plantation : profiter des végétaux

Le végétal est un allié de poids. Partout dans la maison, il joue un rôle déterminant. Les toitures végétalisées, par exemple, permettent d’augmenter l’inertie thermique et apportent davantage de confort été comme hiver. Autour de la maison, ils offrent une ombre bienvenue lors des chaleurs estivales, d’autant plus que grâce au phénomène d’évapotranspiration, cette ombre est plus fraîche que n’importe quelle autre.

D’autre part, des arbres à feuillage caduc implantés au sud de la maison permettront de filtrer les rayons du soleil en été ; tandis qu’en hiver, dépourvus de leurs feuilles, ils les laisseront passer.

6/ Réalisation : ajouter une serre

On peut encore amplifier les apports solaires passifs en ajoutant à la maison une serre bioclimatique en façade sud. Pour un meilleur résultat, elle sera pensée dès la conception et encastrée (trois de ses murs sont ceux de la maison). De même, elle doit pouvoir être occultée et séparée du reste des pièces (cloison escamotable). Enfin, il faudra songer à sa ventilation pour éviter les surchauffes estivales et éventuellement à sa protection en toiture pour les régions à fortes chaleurs.

7/ Disposition : réfléchir à l’organisation des pièces

Une maison bioclimatique est aussi bioclimatique à l’intérieur ! C’est-à-dire que ses pièces sont organisées en fonction du besoin de confort qu’elles réclament. Les pièces où l’on passe plus de temps (salle à manger, salon...) seront donc placées en façade sud. Ce sont dans ces pièces qu’il y aura le plus de vitrages. Les pièces de services ou les pièces techniques seront, à l’inverse, placées au nord et serviront « d’espaces tampon », améliorant le confort des autres pièces.

8/ Isolation : se protéger hiver comme été

Pour une bonne gestion des apports solaires, il importe de combiner une bonne isolation (idéalement par l’extérieur) avec des murs disposant d’une bonne inertie thermique. Cela permettra de lisser les pics de températures (hiver comme été). Dans les maisons à ossature bois, les dalles maçonnées jouent parfaitement ce rôle.

9/ Construction : prendre le temps

« Aller toujours plus vite » est devenu une véritable exigence, un plus, un gain... Mais construire bioclimatique est un retour à la raison. Aussi faut-il lutter contre cette urgence et ne pas chercher à gagner du temps sur la construction. Car c’est alors sur la qualité que vous risquez de perdre. De même, ne cherchez pas à économiser sur ce qui ne se voit pas : fondations, isolation, main d’œuvre... ce sont souvent les postes les plus importants pour la pérennité de la maison.

10/ Ventilation : renouveler l’air

Pour maintenir un air sain et une ambiance agréable dans une maison bioclimatique, cette dernière doit être bien ventilée. Une exigence qui ne remet absolument pas en cause la température ambiante mais qui permet de remplacer l’air vicié par de l’air frais. Certaines installations (ventilation double flux) permettent ainsi de récupérer les calories de l’air sortant pour préchauffer l’air entrant ; d’autres (puits canadien) mettent à profit la température du sol pour conditionner l’air entrant. 

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